Au Mexique, la valeur de la DC-3 (« Constancia de Competencias o de Habilidades Laborales ») prête souvent à confusion. Ce certificat, utilisé par les entreprises pour attester qu’un salarié a suivi une formation ou réussi un examen de compétences, fait l’objet d’une mise au point publiée par Prevencionar México.
Pas de validation directe par l’autorité de contrôle
La DC-3 n’est pas, en soi, une certification délivrée par la Secretaría del Trabajo y Previsión Social (STPS), l’autorité du travail mexicaine. Le document mentionne le nom et le poste du salarié, le nom de l’entreprise, l’intitulé et la durée de la formation, la matière enseignée ainsi que les informations relatives au formateur. Aussi bien des formateurs internes à l’entreprise que des organismes de formation externes enregistrés auprès de la STPS (Agentes Capacitadores Externos) peuvent délivrer ce certificat.
L’article souligne que l’enregistrement d’un organisme externe auprès de la STPS ne signifie nullement que l’autorité certifie ou valide les connaissances du formateur lui-même. Posséder une DC-3 ne garantit donc pas qu’une entreprise respecte les normes officielles mexicaines (NOM) en matière de sécurité.
Ce qu’il faut en retenir pour les professionnels EHS
Le message central de l’article s’applique largement, dans le monde entier : un certificat de formation constitue, dans pratiquement toutes les juridictions, une preuve documentaire, et non un substitut à un programme de sécurité complet. Une formation efficace suppose que les risques abordés correspondent aux tâches réellement exercées, qu’elle comporte un volet théorique et pratique lorsque la réglementation l’exige, et qu’elle vérifie l’acquisition effective des compétences — et non la simple validation administrative d’une étape.
Source : Capacitación en seguridad y salud en el trabajo: qué acredita realmente la constancia DC-3, 16 septembre 2026

