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Enquête sur l'incidentBâtiment

Peintre-décorateur condamné après l’électrocution d’un apprenti

Échelle contre un mur blanc avec des jeux d'ombre dus à la lumière du soleil
Image d'illustrationPhoto : Lance Grandahl / Unsplash

Un tribunal de Warrington, au Royaume-Uni, a condamné le 6 octobre 2026 un peintre-décorateur indépendant à une peine de prison avec sursis de 16 semaines après le décès de son beau-fils et employé, un apprenti peintre de 24 ans. La victime a été électrocutée le 29 juillet 2024 alors qu’elle effectuait des travaux de peinture sur une maison à Farndon, près de Chester, lorsqu’une échelle est entrée en contact avec une ligne électrique aérienne. Un collègue a été gravement brûlé lors de cet accident.

Incident

Selon l’organisme de contrôle britannique Health and Safety Executive (HSE), la victime et un collègue travaillaient le 29 juillet 2024 sur le pignon d’une maison à Farndon, dans le comté anglais du Cheshire. Ils devaient déplacer une échelle entièrement déployée le long de la façade du bâtiment. L’échelle est alors entrée en contact avec une ligne aérienne, ou s’en est suffisamment approchée pour provoquer un arc électrique. L’apprenti peintre de 24 ans a été mortellement touché par la décharge électrique. Son collègue a subi des brûlures aux mains, aux pieds et à l’abdomen. Le condamné, beau-père et employeur de la victime, dirigeait l’entreprise de peinture en tant qu’entrepreneur indépendant et était responsable de la planification des travaux.

Conclusions

L’enquête de la HSE a conclu que le travail en hauteur n’avait été ni correctement planifié, ni supervisé, ni exécuté de manière sûre. Le projet prévoyait initialement l’utilisation d’un échafaudage roulant combiné à des échelles, mais dans les faits, l’ensemble du chantier a été réalisé uniquement avec des échelles. L’employeur avait validé cette méthode de travail ; selon l’organisme de contrôle, elle était inadaptée et dangereuse. Les risques liés au travail à proximité de lignes électriques aériennes n’avaient pas été suffisamment évalués ni maîtrisés. L’organisme de contrôle a également constaté des lacunes dans la formation et les compétences des travailleurs chargés d’exécuter les travaux. Le peintre-décorateur condamné a plaidé coupable d’infraction à l’article 4, paragraphe 1, du Work at Height Regulations 2005, la réglementation britannique sur le travail en hauteur, qui impose aux employeurs de planifier, superviser et faire exécuter en toute sécurité le travail en hauteur — une obligation comparable à celle de la directive européenne sur l’utilisation des équipements de travail (2009/104/CE) et à des dispositions similaires dans de nombreux autres pays. Le tribunal de première instance (magistrates’ court) de Warrington lui a infligé, le 6 octobre 2026, une peine de prison avec sursis de 16 semaines, assortie d’une mise à l’épreuve de 12 mois, ainsi que 10 645 livres sterling de frais de justice.

Recommandations

Un inspecteur de la HSE impliqué dans l’enquête a souligné, après le jugement, que l’accident aurait pu et aurait dû être évité grâce à une planification et des mesures de prévention adéquates. Selon l’organisme de contrôle, les employeurs doivent veiller à choisir un matériel adapté, à évaluer pleinement les risques et à garantir que les travailleurs sont correctement formés et encadrés avant tout travail en hauteur. Selon les directives de la HSE, lorsque des travaux à proximité de lignes électriques aériennes sont inévitables, le risque doit être supprimé ou réduit, par exemple en coupant le courant, en utilisant un matériel adapté et en respectant une distance de sécurité par rapport à la ligne. « La vie de ces travailleurs dépend de ces décisions », a déclaré l’inspecteur.

Cet article s’appuie sur le communiqué de presse de l’organisme de contrôle ; aucun rapport d’enquête technique distinct n’a été publié.

Contexte

L’électrocution lors de travaux en hauteur n’est pas un risque exceptionnel. Une étude du Center for Construction Research and Training (CPWR) américain, basée sur des données fédérales de mortalité, montre que l’électrocution a été responsable en moyenne de près de 9 % de l’ensemble des accidents mortels dans le secteur de la construction entre 2003 et 2015. Parmi les électrocutions mortelles liées à des composants électriques entre 2011 et 2015, 39 % étaient attribuables à des lignes électriques, des transformateurs ou des onduleurs. Les travailleurs de moins de 25 ans, la tranche d’âge de la victime dans cette affaire, présentaient le taux de mortalité par électrocution le plus élevé de toutes les tranches d’âge : 1,2 décès pour 100 000 travailleurs à temps plein. L’organisme américain de sécurité au travail OSHA classe ainsi l’électrocution parmi les quatre principaux dangers sur les chantiers de construction (les « Focus Four »), avec les chutes de hauteur, les chocs avec des objets et les coincements.

Source : Communiqué de presse de la HSE : un peintre-décorateur condamné après l’électrocution mortelle de son beau-fils sur un chantier, 6 octobre 2026

Recherches complémentaires : Rapport CPWR/CDC-NIOSH sur les électrocutions dans le secteur de la construction (Quarterly Data Report: Electrocutions and Prevention in the Construction Industry)

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