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L’inspection norvégienne constate souvent des infractions à Oslo

Cuisine professionnelle vide avec équipement en acier inoxydable
Image d'illustrationPhoto : Timon Reinhard / Unsplash

L’inspection du travail norvégienne, Arbeidstilsynet, a achevé une semaine de contrôles dans le secteur de la restauration avec un taux élevé d’infractions : au moins une infraction à la réglementation a été constatée dans 78 % des 188 contrôles menés auprès de restaurants et d’autres établissements de restauration à Oslo, en Norvège.

La semaine de contrôle à Oslo révèle de fréquentes infractions

Les inspecteurs ont visité les établissements en mars 2026 lors d’une semaine d’action ciblée. « Nous constatons des infractions à la réglementation chez beaucoup des entreprises que nous contrôlons », déclare Aylin Garnås, cheffe de service chez Arbeidstilsynet. Selon elle, il ne s’agit généralement pas d’infractions graves, « mais de points que nous attendons des entreprises qu’elles maîtrisent ». Fait notable : sur un site, un employé s’est enfui dès l’arrivée des inspecteurs. On ignore pourquoi, mais selon Garnås, un tel comportement indique souvent que la situation n’est pas en ordre. Les contrôles précédents dans le secteur avaient déjà révélé bon nombre des mêmes infractions. « Nous suivons ce secteur depuis longtemps et constatons qu’il reste des progrès à faire, notamment sur les contrats de travail », conclut Garnås.

Contrats de travail et représentants pour la sécurité : les manquements les plus fréquents

Presque tous les salariés disposaient d’un contrat de travail, mais son contenu était incomplet dans plus de la moitié des contrôles. Un représentant pour la sécurité (le « verneombud » norvégien) — un représentant des salariés élu pour les conditions de travail — manquait également souvent. Depuis le 1er janvier 2024, la règle générale en Norvège est que les entreprises de cinq salariés ou plus doivent disposer d’un tel représentant ; les petites entreprises peuvent convenir d’un autre arrangement. Garnås souligne qu’il ne suffit pas de désigner quelqu’un : le représentant doit aussi disposer du temps et des moyens nécessaires pour exercer sa fonction. Arbeidstilsynet a en outre constaté un enregistrement incomplet du temps de travail, des infractions aux règles sur la durée du travail et des cas où les salariés ne recevaient pas le salaire auquel ils avaient droit. Le secteur est couvert en Norvège par un salaire minimum rendu obligatoire par voie réglementaire.

Surtout des mises en demeure, peu d’amendes

Les contrôles ont donné lieu à 246 pålegg : des mises en demeure contraignantes imposant de corriger une infraction dans un délai fixé. Une sanction plus lourde, l’overtredelsesgebyr (amende administrative), n’a jusqu’à présent été annoncée qu’une seule fois. La plupart des entreprises se conforment aux mises en demeure. « Cela ne signifie pas pour autant que les entreprises sont nécessairement de mauvaise foi », précise Garnås. Arbeidstilsynet poursuivra son action dans le secteur en 2026 et souhaite, en plus des contrôles, proposer un accompagnement, notamment via des sessions en ligne destinées aux dirigeants, aux représentants pour la sécurité et aux représentants syndicaux.

Contexte

Ailleurs en Europe également, les inspections dans l’hôtellerie-restauration livrent des constats similaires. Lors d’une action commune coordonnée par l’Autorité européenne du travail (ELA) du 10 au 16 juin 2024 à Chypre, en Lituanie et en Roumanie, 48 inspecteurs — dont des observateurs d’autres États membres participants et des agents de l’ELA — ont contrôlé 50 hôtels, restaurants et entreprises de restauration collective, et se sont entretenus avec 423 travailleurs. Sept États membres ont participé au total. Les infractions suspectées concernaient notamment le travail non déclaré, des rémunérations inférieures au salaire minimum, des paiements de salaire en espèces et des violations des règles de sécurité au travail. À Chypre, 10 des 45 entreprises contrôlées ont reçu une notification d’infraction, pour un montant d’amendes attendu dépassant 86 000 euros.

Pour les professionnels HSE du monde entier, ces deux actions montrent que dans l’hôtellerie-restauration, ce sont souvent les bases qui font défaut : des contrats de travail complets, un enregistrement fiable du temps de travail, une rémunération correcte et un représentant des salariés réellement en mesure d’exercer son rôle. Toute personne responsable des conditions de travail dans ce secteur ferait bien de vérifier périodiquement ces points elle-même, indépendamment du passage ou non d’un service d’inspection.

Source : Arbeidstilsynet sur les infractions persistantes dans le secteur de la restauration, 15 octobre 2026

Recherches complémentaires : Autorité européenne du travail (ELA), inspection commune dans l’hôtellerie-restauration à Chypre, en Lituanie et en Roumanie, 1er juillet 2024

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