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Le NFA étudie le travail durant un traitement de fertilité

Casque de sécurité jaune posé sur une palette en bois
Image d'illustrationPhoto : Richard Heinen / Unsplash

Des chercheurs du Centre national danois de recherche sur l’environnement de travail (NFA) étudient, dans le cadre d’un projet de doctorat, l’influence de l’environnement de travail sur les femmes suivant un traitement de fertilité. L’étude, financée par le fonds danois de recherche sur l’environnement de travail (Arbejdsmiljøforskningsfonden, AMFF), vise à déterminer quels facteurs psychologiques et physiques au travail sont associés à un risque accru d’absence maladie de longue durée dans ce groupe.

Risque d’absence maladie pendant le traitement

La doctorante qui dirige le projet souligne qu’un traitement de fertilité ne se déroule pas isolément de la vie professionnelle : pour de nombreuses femmes, le traitement se poursuit en parallèle de leur travail. La question centrale est de savoir comment un traitement de fertilité influence la vie professionnelle et le risque d’absence maladie de longue durée, et quels facteurs de travail psychologiques et physiques entrent en jeu. L’étude prend également en compte l’expérience des femmes elles-mêmes : quels sont leurs besoins et quels obstacles rencontrent-elles dans leur travail ? L’objectif est de mieux comprendre comment les lieux de travail peuvent soutenir les femmes suivant un traitement de fertilité.

Un volet d’une recherche sur les étapes de la vie

Ce projet de doctorat constitue le point de départ d’un projet de recherche plus large du NFA sur l’adaptation du travail aux différentes étapes de la vie des salariés. Les autres étapes abordées sont le retour après un congé de maternité ou parental, la période avec de jeunes enfants, la ménopause et la prise en charge d’un proche âgé, malade ou en fragilité psychologique. La chercheuse postdoctorale qui dirige ce projet plus large souligne que peu de personnes conservent la même capacité physique et psychologique entre 25 et 65 ans. Selon elle, le travail doit donc être adapté à l’étape de vie dans laquelle se trouvent les salariés.

Contexte

Les recherches internationales confirment que traitement de fertilité et travail entrent souvent en conflit. Dans une étude mondiale menée par Ferring Pharmaceuticals, Fertility Matters at Work et This Can Happen auprès de plus de 3 600 salariés et employeurs au Royaume-Uni, en Australie, au Japon, en Pologne et en France, 67 % des salariés confrontés à des problèmes de fertilité déclarent que leur lieu de travail n’offre aucun soutien aux personnes suivant un traitement. Parmi les personnes interrogées, 36 % ont ressenti une pression de leur employeur pour continuer à travailler pendant le traitement ou les examens, et 39 % ont quitté leur emploi pendant le traitement ou envisagent de le faire. Seuls 24 % des employeurs reconnaissent l’aspect financier d’un traitement de fertilité et soutiennent leurs salariés à cet égard.

Pour les professionnels HSE du monde entier, cette initiative danoise est un signal : le traitement de fertilité est de plus en plus reconnu comme un enjeu de santé et de sécurité au travail, et non plus seulement comme une question médicale ou privée. Les chiffres internationaux montrent qu’un manque de soutien au travail peut entraîner un turnover du personnel. Les organisations qui développent déjà des politiques laissant place aux rendez-vous médicaux, à des règles de congé claires et à une sensibilisation des managers peuvent anticiper cette évolution, tout en contribuant à une politique plus large d’employabilité durable tenant compte des différentes étapes de vie des salariés.

Source : Des chercheurs étudient l’environnement de travail et le traitement de fertilité chez les femmes, 13 octobre 2026

Recherches complémentaires : enquête internationale de Ferring Pharmaceuticals, Fertility Matters at Work et This Can Happen sur la fertilité et le travail (publiée en novembre 2025).

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